Nouvelles du Malawi - 20 Juillet 2011
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Ca y’est, les tôles du toit sont posées comme annoncé lors de notre dernier post. Nous avons pris environ une semaine de travail de retard sur notre échéancier de construction : le charpentier a pris plus de temps que prévu et nous avons rencontré des problèmes de livraison de matériaux. Le chef de chantier nous a donc encouragés à accélérer la cadence.
Depuis le début du mois, nous avons travaillé à l’intérieur du bloc de salles. La suite de la construction s’est faite selon deux grandes étapes illustrées ci-après :
- Recouvrir de ciment les faces internes des murs
- Édifier le sol
La première étape de cette période de la construction consistait à recouvrir les murs de ciment de manière uniforme sur toute leur surface. La technique demande une certaine agilité : il est question de jeter des truelles de ciment contre le mur de manière à l’y faire tenir. Par la suite, nous avons égalisé et lissé les surfaces.
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La seconde étape consistait à édifier le sol : pour se faire, il fallait dans un premier temps aligner des briques sur toute la surface des salles puis les faire tenir les unes avec les autres avec du ciment.
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Une fois cette première base obtenue, nous avons marqué le nivellement du sol. La surface créée n’étant pas plane, il fallait remplir les endroits du sol plus creux de briques concassées.
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Enfin, nous avons recouvert la première base d’une couche compacte de ciment tassé le plus possible afin d’obtenir une deuxième épaisseur que nous avons par la suite égalisée et lissée.
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Cette deuxième période de construction aura été exigeante en quantité de briques et de ciment !
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En parallèle à nos travaux, nous avons engagé un électricien pour équiper le bloc : il est question de fournir la lumière dans les salles mais également le courant.
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Cette semaine, l’avancement du chantier repose sur la finition des surfaces murales extérieures et intérieures. En effet, pendant que certains se penchent sur la ventilation, d’autres mettent la dernière touche aux murs extérieurs :
Il faut d’abord combler de ciment les espaces séparant les briques préalablement mouillées. Puis, il faut tracer la délimitation entre ces dernières. Enfin, il faut poncer les briques pour obtenir une surface lisse.
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En ce qui a trait au bloc de classes, nos prochains objectifs reposent sur la construction de drains autour du bloc et la peinture des salles. Nous espérons d’ailleurs qu’une partie des étudiants dessinent une fresque dans une des salles !
En parallèle, nous nous sommes penchés sur la deuxième partie de notre mandat à savoir la construction de latrines à compost. Il faut savoir que dans notre village, les toilettes domestiques et de l’école consistent toutes en une bâtisse trouée recouvrant une fosse. Une fois que cette cavité est pleine, il faut en creuser une autre ailleurs et rebâtir la structure. Dans une école accueillant environ 500 étudiants dont certains vivent à l’internat, ce type de latrine basique est coûteux en terrain et en reconstruction et manque d’hygiene ! Nous avons donc visité en début de mois un centre coopératif vivant du revenu tiré de latrines à compost. Le fonctionnement de ces dernières va comme suit : la structure est surélevée au-dessus de volumes de réception. Après avoir été aux toilettes, l’utilisateur doit verser une quantité précise d’un mélange fait de cendres et de terre dans le trou d’accès à la cavité. Une latrine à compost régulière comporte deux cavités. Lorsque l’une est pleine, elle est bouchée et l’autre peut alors être utilisée. Au bout de 6 mois, ce qui représente une durée de temps adéquate à s’assurer que tout le contenu de la cavité bouchée s’est décomposé, il est possible de récupérer le compost créé. L’utilisation des cavités peut alors être relayée aux 6 mois de la sorte. Notez que pour que le compost soit de meilleure qualité, il est conseillé de faire en sorte qu’il soit le plus sec possible en différenciant la destination de l’urine de celle des excréments.
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Lors de notre visite, nous avons appris que ce type de latrine présentait trois grands avantages :
- Puisque les cavités de réception reposent sur le sol, il est inutile de creuser des fosses. Il suffit donc de construire la latrine à un endroit et elle sera utilisable très longtemps.
- Le compost obtenu peut être utilisé de manière agricole (en respectant certaines mesures d’hygiène) et/ou commerciale puisqu’il peut être vendu.
- Sur le plan sanitaire, ces latrines offrent une meilleure hygiène.
En équipe avec un membre du centre coopératif et nos deux chefs de chantier, nous avons conçu des plans des latrines à compost adaptées à l’école en termes de capacité. Nous prévoyons construire deux blocs de deux latrines, féminine et masculine ce qui veut dire que chacun des blocs possédera quatre cavités. Nous avons également rajouté quelques améliorations au design de base.
D’abord, nous avons prévu un petit entrepôt qui permettra de stocker des sacs de mélange de cendres et de terre pour qu’il y en ait toujours à disposition. Ensuite, nous avons établi qu’un évier serait rajouté aux latrines pour que l’utilisateur soit en mesure de se laver les mains. Enfin, nous avons pensé concevoir un urinoir pour les latrines masculines et un réceptacle pour les latrines féminines afin d’obtenir un compost le plus sec possible.
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Nous avons donc débuté la construction des latrines le 18 juillet, parallèlement à celle du bloc de salles. L’équipe d’ouvriers et du CIPO est répartie sur les deux chantiers qui se situent proches l’un de l’autre.
Les étapes de construction des latrines ressemblent sensiblement à celles du bloc. Lundi, nous avons nettoyé le site de construction et creusé les fondations. Mardi et aujourd’hui, mercredi, nous avons bâti les fondations. Nous avons également commencé à monter les murs. D’ici vendredi, nous prévoyons édifier les cavités de réception et poursuivre la montée des murs.
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D’ici quelques jours, nous fêterons notre deuxième mois passé au Malawi. Il nous est difficile de juger si le temps passe lentement ou rapidement mais en tout cas, nous faisons le plein de souvenirs. Les étudiants ayant terminé leurs examens, l’école est déserte mais, en joyeux lurons, nous créons notre propre ambiance en compagnie des ouvriers. Le soleil cogne fort et nous emmagasinons ses UV pour combattre le prochain hiver québécois.
Nous vous tiendrons au courant des prochaines nouvelles le plus tôt possible.
Merci de nous suivre et de continuer à nous soutenir : nous nous nourrissons de nsima mais aussi de votre appui !
Tionana* !
Le CIPO-2011
* Au revoir
































